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Conseils et réflexions

Apprendre à apprécier sa vie, même quand elle ne ressemble pas encore à celle qu’on veut

Il y a parfois un écart entre la vie que nous avons et celle que nous imaginons.
On voudrait peut-être un meilleur travail, une maison plus confortable, davantage d’argent, plus de voyages, une relation plus épanouissante, plus de temps pour soi, plus de liberté ou simplement une vie qui ressemble davantage à ce que l’on avait prévu.
Et lorsqu’on regarde autour de soi, cet écart peut sembler encore plus grand.
On voit ceux qui avancent plus vite. Ceux qui voyagent. Ceux qui achètent. Ceux qui construisent. Ceux qui réussissent. Ceux qui semblent avoir trouvé leur voie.
Alors notre propre vie peut commencer à nous paraître trop simple, trop lente, trop ordinaire.
Pourtant, il existe une autre manière de regarder les choses : continuer à vouloir mieux sans cesser d’apprécier ce que l’on possède déjà.

Apprendre à apprécier sa vie, même quand elle ne ressemble pas encore à celle qu’on veut

Vouloir mieux ne signifie pas mépriser ce que l’on a

Il n’y a rien de mauvais à avoir de l’ambition.

Vouloir évoluer, gagner davantage, améliorer son confort, réaliser certains rêves ou sortir d’une situation qui ne nous convient plus est parfaitement légitime.

Le problème commence lorsque notre futur devient tellement important que notre présent perd toute valeur.

On se dit :

« Je serai heureux quand j’aurai ce travail. »

« Je profiterai vraiment quand j’aurai plus d’argent. »

« Ma vie commencera quand j’aurai déménagé. »

« Je serai tranquille quand j’aurai atteint cet objectif. »

Et finalement, on passe plusieurs années à attendre une prochaine étape.

Puis, lorsqu’elle arrive, une nouvelle condition apparaît.

Apprécier sa vie ne signifie donc pas renoncer à évoluer.

Cela signifie simplement refuser de considérer tout ce que l’on vit aujourd’hui comme une salle d’attente.

Se contenter de sa vie n’est pas abandonner ses ambitions

Le mot « se contenter » peut parfois donner l’impression de baisser les bras.

Comme si être reconnaissant pour ce que l’on avait empêchait de vouloir davantage.

Pourtant, les deux peuvent parfaitement coexister.

On peut aimer son petit appartement et économiser pour en avoir un plus grand.

On peut apprécier son travail actuel tout en préparant une nouvelle carrière.

On peut être reconnaissant pour ses revenus tout en cherchant à améliorer sa situation financière.

On peut aimer sa vie aujourd’hui et vouloir qu’elle soit différente dans cinq ans.

La satisfaction et l’ambition ne sont pas nécessairement opposées.

Au contraire, il peut être beaucoup plus agréable de construire quelque chose de nouveau lorsque l’on ne passe pas chaque journée à détester le point de départ.

La comparaison nous fait parfois oublier ce qui est déjà précieux

Il est très facile de regarder la vie de quelqu’un d’autre et de penser :

« J’aimerais avoir sa vie. »

Mais nous comparons rarement deux vies complètes.

Nous comparons souvent notre quotidien entier avec la partie visible du quotidien de quelqu’un d’autre.

Nous connaissons nos factures, nos inquiétudes, nos journées difficiles, nos doutes, nos tensions, nos moments de solitude.

Chez les autres, nous voyons parfois surtout les voyages, les anniversaires, les réussites, les belles photos, les promotions, les cadeaux ou les grandes annonces.

La comparaison est donc souvent déséquilibrée dès le départ.

Et à force de regarder ce qui semble mieux ailleurs, on peut finir par ne plus voir ce qui fonctionne déjà chez nous.

Un toit.

Une personne qui nous aime.

Une activité que l’on apprécie.

Quelques amis sincères.

Une famille.

Une santé relativement stable.

Une journée calme.

Un repas partagé.

Un projet qui commence doucement.

Certaines choses deviennent tellement habituelles que nous cessons de les considérer comme précieuses.

Les problèmes ne se lisent pas toujours sur le visage

Une personne peut sourire et traverser une période extrêmement difficile.

Elle peut voyager et être profondément inquiète.

Elle peut avoir de l’argent et vivre une situation familiale douloureuse.

Elle peut être entourée et se sentir seule.

Elle peut avoir une belle maison et ne pas être heureuse lorsqu’elle y rentre.

Elle peut avoir une relation qui semble parfaite de l’extérieur et vivre une réalité complètement différente à l’intérieur.

Cela ne signifie pas qu’il faut imaginer que toutes les personnes heureuses cachent forcément un malheur.

Simplement, nous ne connaissons jamais entièrement la vie de quelqu’un en la regardant de l’extérieur.

Les difficultés ne s’affichent pas toujours.

Certaines personnes continuent à travailler, sortir, rire, publier des photos et accomplir leurs responsabilités alors qu’elles traversent quelque chose de très lourd.

Alors envier une vie que nous ne connaissons qu’en partie peut parfois revenir à envier une image.

Une vie simple n’est pas forcément une vie ratée

Notre époque donne parfois énormément de valeur à ce qui est spectaculaire.

Voyager souvent.

Posséder beaucoup.

Être très visible.

Multiplier les expériences.

Réussir rapidement.

Avoir une vie qui produit de belles images.

Mais une existence peut être profondément satisfaisante sans être impressionnante.

Une journée paisible.

Un travail correct.

Une maison dans laquelle on se sent bien.

Quelques personnes fiables.

Un corps que l’on apprend à respecter.

Des habitudes simples.

Un projet personnel.

Des moments de rire.

Du temps pour soi.

Tout cela ne fera peut-être jamais une publication spectaculaire.

Mais cela peut faire une très bonne vie.

Il faut parfois se demander : est-ce que je veux réellement certaines choses ou est-ce que j’ai simplement appris à croire que je devais les vouloir ?

Regarder aussi ce qui va bien

Notre cerveau remarque facilement ce qui manque.

Ce que nous n’avons pas encore.

Ce qui aurait pu être différent.

Ce qui ne fonctionne pas.

Ce que quelqu’un d’autre possède.

Mais apprendre à apprécier sa vie demande aussi de regarder volontairement ce qui va bien.

Pas dans une logique de positivité forcée.

Il ne s’agit pas de nier les problèmes ou de prétendre que tout est merveilleux.

Il s’agit simplement de ne pas laisser ce qui manque effacer complètement ce qui existe déjà.

On peut avoir plusieurs difficultés et vivre malgré tout quelques bonnes choses.

Les deux réalités peuvent exister en même temps.

Créer de petites choses agréables au lieu d’attendre les grandes

On associe parfois le bonheur aux grands événements.

Les vacances.

Une promotion.

Une nouvelle relation.

Un déménagement.

Une grosse réussite.

Pourtant, ces moments sont relativement rares.

La majorité de notre existence est constituée de journées ordinaires.

C’est donc aussi dans ces journées-là qu’il faut apprendre à créer un peu de plaisir.

Manger quelque chose que l’on aime.

Regarder un film attendu depuis longtemps.

Appeler quelqu’un avec qui on se sent bien.

Réaménager un coin de sa maison.

Marcher.

Lire.

Écouter de la musique.

Prendre soin de soi.

Tester une nouvelle activité.

Faire quelque chose simplement parce que cela nous fait plaisir.

Une vie agréable se construit aussi avec beaucoup de petites choses.

Ne pas repousser constamment le bonheur

Il est naturel d’avoir des projets.

Mais il peut être dangereux de penser que nous n’avons pas le droit d’être heureux avant de les avoir accomplis.

Parce qu’il y aura toujours une autre étape.

Après le premier objectif, il y en aura un deuxième.

Puis un troisième.

Et si nous n’apprenons jamais à apprécier ce que nous avons, même lorsque notre situation s’améliore, nous trouverons probablement encore quelque chose qui manque.

La capacité à apprécier sa vie est donc aussi une habitude.

Elle ne commence pas forcément lorsque tout devient parfait.

Elle peut commencer maintenant.

Certaines périodes ne sont peut-être que des chapitres

La vie que nous avons aujourd’hui n’est pas nécessairement celle que nous aurons toujours.

Certaines situations sont temporaires.

Certains projets prennent du temps.

Certaines portes s’ouvrent lentement.

Et parfois, nous regardons une période de transition comme si elle représentait toute notre existence.

Mais une vie se construit sur plusieurs années.

Tout n’a pas besoin d’être réglé immédiatement.

Il est possible d’être encore en chemin sans considérer que l’on a échoué.

Construire demain sans détester aujourd’hui

Peut-être que l’équilibre se trouve simplement là.

Continuer à avancer.

Continuer à travailler.

Continuer à rêver.

Continuer à améliorer ce qui peut l’être.

Mais, en même temps, regarder autour de soi et reconnaître que tout n’est pas à jeter.

Notre vie actuelle n’est peut-être pas encore celle dont nous rêvons.

Mais elle contient probablement déjà des choses que nous aurions été heureux d’avoir quelques années auparavant.

Et certaines de ces choses méritent peut-être d’être appréciées avant de devenir, elles aussi, quelque chose que nous considérons comme acquis.

Nous avons le droit de vouloir davantage.

Nous avons le droit d’avoir de grandes ambitions.

Mais nous pouvons aussi apprendre à construire la vie que nous souhaitons sans passer toutes nos journées à mépriser celle que nous possédons déjà.

Parce que le bonheur n’est peut-être pas seulement d’arriver quelque part.

C’est aussi apprendre à regarder avec un peu plus de gratitude l’endroit où nous sommes, pendant que nous continuons notre chemin.